Le pont Sainte-Catherine 
Le pont de fer s’écroula le 28 février 1925, après 22 ans de bon soutien. Les gens devaient donc faire le tour par le rang du Sault pour aller vers le village ou bien traversaient la rivière en canot. Un pont temporaire en bois fut construit à 1925, en attendant le nouveau pont de ciment à venir. Le pont Galipeau 
Le pont Galipeau, autrefois à péage, sur la rivière du Sud appartenait alors à un Théberge. Le gouvernement a reconstruit le pont Galipeau, car en 1951, le pont est tombé et fut emporté par l’eau pour s’arrêter à cent cinquante pieds plus en aval. Le pont de la montée du Sault 
Le pont de la Montée du Sault (aussi appelé pont du Bras) est très ancien et a été le témoin d’une époque où l’on commençait à améliorer les voies de communication. En effet, ce pont a été construit en 1893 et est situé sur la Montée du Sault à la limite de Saint-Vallier. Il avait pour but de faciliter l’accès des gens vers les moulins, les marchés et, bien sûr, l’église. Il a été fait de fer, ce matériel étant très populaire pour la construction de structures importantes. La “Factorie” de Saint-Raphaël 
Plaque commémorative - Misaël Morin À quelques mètres en amont de la centrale de Saint-Raphaël, un barrage fut érigé là où la rivière se resserre. À cet endroit, le passage, surmonté d’énormes rochers, représentait une configuration intéressante à l’édification d’un barrage. La “Factorie” était le nom donné à la nouvelle entreprise qui devait alors voir le jour. Ce projet visait la fabrication de vêtements. Le barrage représentait le pouvoir hydroélectrique, l’énergie nécessaire au fonctionnement des machines de l’usine (tisseur mécanique). D’autres sources affirment que la “Factorie” visait l’usinage des pâtes et papiers. C’est donc monsieur Misaël Morin qui a conçu ce projet en construisant le barrage. Mais lors d’une manoeuvre malheureuse, Misaël Morin tomba dans la rivière et se noya. Cela mit fin à toute tentative ultérieure pour mettre en marche la “Factorie” . En souvenir de lui, on a incrusté dans le roc une plaque commémorative qui rappelle le triste événement. La centrale de Saint-Raphaël

La centrale a été aménagée sur la Rivière-du-Sud, cours d’eau long de 77 km qui se déverse dans le Saint-Laurent à la hauteur de Montmagny. La centrale a été construite en 1920 par la Corporation d’énergie de Montmagny. Elle fut mise en service en 1921. En juillet 1927, la Quebec Power achète la Corporation d’énergie de Montmagny. Elle prend aussi le contrôle de la Basin Electric Co., obtenant ainsi le contrat de l’éclairage des rues de Montmagny. Après la nationalisation de la Québec Power, Hydro-Québec continuera à exploiter la centrale de Saint-Raphaël jusqu’en 1982. Par contre, on dut mettre fin aux activités à cause de la détérioration de la conduite forcée et des problèmes de sécurité. Près de la centrale, il y avait une résidence pour les opérateurs, une autre pour le surintendant, des garages, un bâtiment pour les fournaises et deux hangars. Aujourd’hui, il ne reste que la résidence du surintendant (maison privée) et les garages. Il mesurait 170 mètres de longueur et avait une hauteur maximale de 21 mètres. Il se compose de 2 cloisons et d’un déversoir. La conduite forcée que l’on retrouve ci-bas fut construite entre 1939 et 1945 pour remplacer l’ancienne conduite passablement détériorée car elle fut construite en bois. Le bâtiment de la centrale comporte deux volumes principaux, un d’un étage et un autre de trois étages correspondant à des espaces distincts à l’intérieur de la centrale. Le premier volume abrite la salle des machines. Les trois étages du second volume sont occupés respectivement par un atelier, la salle de contrôle et la salle des sectionneurs. Les lignes épurées de la centrale l’identifient à l’architecture commerciale et industrielle de l’époque. Les fenêtres sont de type industriel à carreaux et les portes sont de bois. Les ouvertures étaient peintes en vert foncé. L’intérieur de la centrale a subi peu de modifications et son caractère initial a été préservé. L’aménagement de la centrale de Saint-Raphaël se distingue des autres centrales appartenant à Hydro-Québec par plusieurs éléments rares et particuliers: Le barrage en maçonnerie cyclopéenne apparaît comme un élément plutôt rare au Québec. On ne connaît aucun autre aménagement hydroélectrique dont le barrage soit construit de cette façon. Les groupes horizontaux de St-Raphaël sont demeurés intacts et ont conservé toutes leurs composantes, même leur couleur d’origine, un fait rare parmi le parc de centrales d’Hydro-Québec. Les groupes sont munis de valves de dépression et de fermeture qui apparaît une solution peu courante au problème du coup de bélier lors de l’arrêt des groupes. Ce système pourrait être unique au Québec. La centrale de Saint-Raphaël est donc un élément du patrimoine hydroélectrique d’intérêt pour la région immédiate. La centrale de Saint-Raphaël Historique La centrale a été aménagée sur la Rivière-du-Sud, cours d’eau long de 77 km qui se déverse dans le Saint-Laurent à la hauteur de Montmagny. La centrale a été construite en 1920 par la Corporation d’énergie de Montmagny. Elle fut mise en service en 1921. Dès le début des opérations, cette entreprise obtint un contrat pour l’alimentation d’une usine de laminage à Montmagny. À cette époque, la Basin Light and Power possédait alors le droit exclusif de vente d’énergie électrique dans cette ville. Par des transactions encore inconnues, la Corporation d’énergie de Montmagny obtint le droit d’alimenter cette ville en électricité, mais sans utiliser la production de Saint-Raphaël. C’est alors qu’il y a eu la construction de la centrale d’Armagh sur la rivière La Fourche. L’électricité produite par la centrale d’Armagh était transportée jusqu’à la centrale de Saint-Raphaël et, de là, était acheminée à Montmagny. Cependant, la Basin Electric Light and Power décida d’entreprendre des poursuites judiciaires contre la Corporation d’énergie de Montmagny en les accusant d’alimenter la ville de Montmagny avec l’énergie produite par la centrale de Saint-Raphaël. Elle n’obtint pas gain de cause. En juillet 1927, la Quebec Power achète la Corporation d’énergie de Montmagny. Elle prend aussi le contrôle de la Basin Electric Co., obtenant ainsi le contrat de l’éclairage des rues de Montmagny. En 1950, la Quebec Power désaffectera la centrale Armagh qui avait été définitivement fermée en 1942. Après la nationalisation de la Québec Power, Hydro-Québec continuera à exploiter la centrale de Saint-Raphaël jusqu’en 1982. Par contre, on dut mettre fin aux activités à cause de la détérioration de la conduite forcée et des problèmes de sécurité. Le site
Près de la centrale, il y avait une résidence pour les opérateurs, une autre pour le surintendant, des garages, un bâtiment pour les fournaises et deux hangars. Aujourd’hui, il ne reste que la résidence du surintendant (maison privée) et les garages. Les abords immédiats de la centrale étaient paysagés, mais la végétation sauvage a tout fait disparaître. Le barrage
Il mesurait 170 mètres de longueur et avait une hauteur maximale de 21 mètres. Il se compose de 2 cloisons et d’un déversoir. On retrouve sur la cloison gauche la prise d’eau équipée d’une vanne-cloison actionnée par une vis sans fin motorisée et un pertuis de fonds muni d’une vanne-cloison actionnée par un vérin hydraulique motorisé qui permet l’évacuation de l’eau. La cloison droite a été construite un an après la mise en service de la centrale pour remplacer la digue de terre d’origine, emportée par la rivière. Elle comportait une passe à billes dans sa première section et une passe à débris dans sa deuxième section. La conduite forcée
La conduite forcée que l’on retrouve actuellement sur le site fut construite entre 1939 et 1945 pour remplacer l’ancienne conduite passablement détériorée. Elle longe la rive gauche, puis traverse une zone agricole, enjambe la Rivière-du-Sud sur un pont à structure d’acier pour enfin descendre vers la centrale. La première conduite forcée avait été construite en 1920 par la Pacific Coast Pipe Co. de Vancouver. Elle avait 1,80 m de diamètre et 2300 mètres de longueur. Les 122 derniers mètres où la pression est la plus forte étaient construits en acier. L’appareillage
La centrale de Saint-Raphaël fut mise en service avec 2 groupes horizontaux composés de turbines Wm Hamiltion de 1200 HP et des génératrices Canadian Westinghouse 850 kVA. Celles-ci ne s’étant pas avérées adéquates, on les remplaça par des Boving Hydraulic et on ajouta un troisième groupe, portant la puissance totale de la centrale à 1500 HP. Les 3 groupes turbo-alterneurs de la centrale de Saint-Raphaël sont munis de valves de dépression et de fermeture fabriquées par Boving Hydraulic & Engenieering Co. Ltd. Elles ont été remplacées par des moteur General Electric. Ce système de valves permet en principe de dévier l’eau des turbines lors de l’arrêt d’un groupe et d’éviter ainsi le coup de bélier ordinairement absorbé par la cheminée d’équilibre. L’architecture
Le bâtiment de la centrale comporte deux volumes principaux, un d’un étage et un autre de trois étages correspondant à des espaces distincts à l’intérieur de la centrale. Le premier volume abrite la salle des machines. Les trois étages du second volume sont occupés respectivement par un atelier, la salle de contrôle et la salle des sectionneurs. Un petit appendice d’un seul étage annexée au bâtiment principal abrite l’arrivée de la conduite forcée. L’architecture de la centrale s’inspire du style en vogue au début du siècle. Les lignes épurées de la centrale l’identifient à l’architecture commerciale et industrielle de l’époque. Les fenêtres sont de type industriel à carreaux et les portes sont de bois. Les ouvertures étaient peintes en vert foncé. L’intérieur de la centrale a subi peu de modifications et son caractère initial a été préservé. Intérêt patrimonial
L’aménagement de la centrale de Saint-Raphaël se distingue des autres centrales appartenant à Hydro-Québec par plusieurs éléments rares et particuliers. Voici une liste des éléments distinctifs de la centrale de Saint-Raphaël: Le barrage en maçonnerie cyclopéenne apparaît comme un élément plutôt rare au Québec; on ne connaît aucun autre aménagement hydroélectrique dont le barrage soit construit de cette façon; Les groupes horizontaux de St-Raphaël sont demeurés intacts et ont conservé toutes leurs composantes, même leur couleur d’origine, un fait rare parmi le parc de centrales d’Hydro-Québec; les groupes sont munis de valves de dépression et de fermeture qui apparaît une solution peu courante au problème du coup de bélier lors de l’arrêt des groupes; ce système pourrait être unique au Québec.
La centrale de Saint-Raphaël est donc un élément du patrimoine hydroélectrique d’intérêt pour la région immédiate.
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